Rencontre avec Anthony Dupuy : musicien, producteur et régisseur

Anthony Dupuy est un artiste polyvalent que nous avons eu le plaisir d’interviewer. Il nous raconte son parcours depuis ses débuts d’abord comme guitariste puis aujourd’hui comme musicien, producteur, régisseur et bientôt créateur d’un studio d’enregistrement en Haute-Marne. Son talent et son ambition lui ont permis de réaliser plusieurs collaborations et de vivre pleinement sa passion.

Inspirons : Peux-tu te présenter aux lecteurs d’inspirons ?

Anthony : Hello, Anthony, 27 ans, originaire de Noidant-le-Rocheux. J’habite à Lyon, je suis musicien, producteur et régisseur.

I : Quel est ton parcours ? 

Anthony : J’ai passé mon bac au lycée Diderot, puis je suis parti à Dijon où j’ai validé une licence de mécanique. En parallèle, j’ai évolué en tant que guitariste dans des formations rock locales (Analogue, Redhouse) où j’ai pu, grâce au tremplin musical organisé par le JHM, enregistrer au château de Faverolles deux EP entre 2012 et 2016.
Ensuite, j’ai fait mon entrée au conservatoire de Villeurbanne où j’ai validé un diplôme d’études musicales en musiques actuelles que j’ai obtenu en 2019.
Dans la même période, j’ai intégré plusieurs formations rock (Capturne, The great delusion) avec lesquelles j’ai effectué des concerts et où j’ai commencé petit à petit à auto-produire mes projets (enregistrement, mixage).
J’ai eu une sorte de révélation pendant les cours de MAO (musique assistée par ordinateur) avec Guillaume Dussably où j’étais certain de vouloir en apprendre le plus possible dans ce domaine.
En 2020, je suis rentré au GRIM EDIF où j’ai obtenu un diplôme de régisseur du Spectacle Vivant avec félicitations que j’ai obtenu l’année d’après.
Depuis bientôt un an, j’ai créé Aether Audio, qui est le nom de mon studio. Il regroupe mes activités de production studio/live, mixage, mastering, direction artistique…

I : Qu’est ce qui t’as poussé à te lancer dans la musique ?

Anthony : J’ai toujours aimé écouter de la musique, surtout les vinyles de mon père souvent taillés ”hard rock” que j’écoute encore aujourd’hui (Deed purple, pink floyd, Led Zep mais aussi Kraftwerk…). Pendant les années collège, j’ai beaucoup apprécié la mouvance métal commercial (Marilyn Manson, Korn, Rammstein) et puis un peu plus tard, vers mes 15 ans, j’ai été attiré par les 60’s (The doors, The who, The beatles…).

Pour moi, ça a toujours été clair, il fallait que je bosse là dedans.

I : Comment décrirais-tu ton univers musical ?

Anthony : Comme je le disais, j’ai surtout écouté et joué du rock jusqu’à mes 18/20 ans.
Pourtant, mes dernières playlists n’ont pratiquement pas de rock classique. Travaillant régulièrement en studio, il est primordial pour moi de cerner avec précision les différents courants esthétiques pour me permettre de m’adapter au mieux à mes clients.
Du coup, j’écoute beaucoup de pop, rap, trap, drill, électro très moderne et je m’initie régulièrement aux esthétiques jazz, classiques, expérimental depuis mon lieu de travail : le périscope qui est une salle de concert de musiques innovantes à Lyon.
Pour être un peu plus précis, mes grosses préférences de ces dernières années sont la scène rock/punk alternative principalement anglaise (Radiohead, beak, suuns mais aussi Idles, fontaine D.C, king gizzard, tame impala….) et kanye west !

I : En 2020, tu as participé au projet «Wandering souls», peux-tu nous en parler ?

Anthony : Avec Louisa Filliot, pendant le premier confinement, on a voulu tester de nouvelles façons de faire de la musique. On a donc créé Kalaasa.
On a investi dans des synthétiseurs analogiques et on a commencé à créer sans se poser de questions. Ça a donné cet opus, qui mêle pop, ambiant et électro dans une ambiance 90’s.

I : Selon toi, quelles sont les qualités qu’un ingénieur du son doit avoir ?

Anthony : Être impérativement musicien, avoir une grosse culture musicale et être au service de l’artiste.

I : As-tu des projets en vue ?

Anthony : Avec Louisa, on a travaillé sur une grosse production cinématographique américaine. Elle était plutôt dans la composition et moi la production globale. On a fait un travail de score, de sound design et de bruitages. Un court métrage réalisé par Loïc Zimmermann dont le scénario a été écrit par Aymeric Laloux (la personne qui avait organisé le fameux tremplin JHM des années auparavant et qui est devenu un ami). Le film qui a été mixé en 5.1 à Hollywood qui fait actuellement le tour des festivals internationaux. On devrait pouvoir communiquer très bientôt sur sa date de sortie.
Je travaille actuellement sur un autre court métrage avec une équipe lyonnaise, un projet musical en construction avec Jeoffrey (Leboy) du groupe ASK de Chaumont, avec Louisa Filliot sur le deuxième EP de Kalaasa ainsi qu’un live qui suivra. Une production est également prévu sur le premier EP du groupe lyonnais FOLLOI, (esthétique rock électro à la Flavien Berger (en mieux))…
Et enfin, je travaille avec mon pote Quentin Audemard (Mézinc) avec qui j’ai fait l’ENM et qui vient de sortir son deuxième EP “Impression”. Nous sommes pour le moment sur la partie live, on a prévu quelques résidences dans des salles lyonnaises pour 2022.

I : Quelle est ta vision du studio pour les prochaines années ?

Anthony : Je suis actuellement en train de construire un gros studio en Haute-Marne à 10 min de Langres. Il fera parti de la famille Aether Audio. Mon but est de concevoir une régie avec une acoustique irréprochable, le tout avec des matériaux biologiques ou de récupération.
Je vais créer une pièce de prise avec un gros volume pour me permettre d’exploiter les réverbérations naturelles pour travailler la prise de son de manière la plus organique possible.
Je vais également, avec l’aide de mon papa et d’amis ingénieurs électroniques, concevoir le mobilier, les connectiques et le matériel hardware (pré-amplificateurs, équaliseur, sommateurs…). J’espère pouvoir terminer les travaux avant 2025.


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